Postulat – 6 mois
L’admission dans la communauté a lieu chaque année le 8 septembre en la
fête de la Nativité de la Vierge Marie. Ce jour-là, lors d’une petite cérémonie
en présence de toute la communauté, les nouveaux frères vêtus d’une chemise
blanche, d’un pantalon gris et de sandales reçoivent une petite croix de bois
qu’ils portent en signe de leur volonté de suivre le Christ de plus près en
entrant dans la vie religieuse. Les nouveaux frères sont appelés les
« postulants » et ce premier temps de formation le
« postulat ». Les postulants participent pleinement à la vie de
prière et à la vie fraternelle dans notre communauté. Ils commencent déjà à
participer au service des pauvres et aux différentes missions. Ils ont quelques
cours sur la vie spirituelle, la vie franciscaine en particulier, le catéchisme
de l’Eglise catholique… Ils ont aussi une classe de chant et une petite
initiation à l’espagnol très utile dans les quartiers pauvres.
L’entrée au postulat demande un réel désir d’entrer dans la vie
franciscaine mais non pas un engagement définitif, ni même pour un an :
les postulants sont libres à tout moment de quitter la communauté. Il est
important de garder cela à l’esprit pour ne pas attendre d’être définitivement
sûr de sa vocation pour franchir le premier pas de la vie religieuse. C’est
seulement en vivant avec les frères que l’on peut vérifier sa vocation. Il faut
donc oser se lancer au début, sans être sûr d’aller jusqu’au bout mais sans non
plus encourir aucun risque en réalité, sinon celui de découvrir une vie plus
belle et plus grande avec le Christ et avec des frères. Nous passons tous
pendant notre formation par des moments de fatigue, de doutes, d’épreuves… Cela
peut être le signe que cette vie n’est pas pour nous mais, le plus souvent,
c’est une purification nécessaire pour être davantage uni avec le Christ et
mieux servir nos frères. En entrant dans la vie religieuse, il faut s’attendre
à être éprouvé d’une façon inattendue et être prêt à accepter de passer par des
moments difficiles pour recevoir bien plus que tout ce que l’on peut imaginer.